AUDIT KPMG : Ce qu’il faut savoir

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AUDIT KPMG : Ce qu’il faut savoir

Préambule

Le quotidien L’Echo a publié le 2 octobre 2026 un article consacré à l’audit de fonctionnement du Cfg-OA réalisé par KPMG. Le présent document rappelle le contexte de cet audit, ce qu’il contient et ce que le Cfg-OA a mis en place depuis sa remise.

L’audit pointe des faiblesses réelles, que le Cfg-OA a reconnues et sur lesquelles il travaille depuis plusieurs mois. Il ne décrit pas pour autant une institution en difficulté : la trésorerie du Cfg-OA est solide et les mesures d’économie prises depuis 2025 produisent déjà leurs effets.

Le Cfg-OA a lui-même commandé cet audit pour examiner son fonctionnement en toute lucidité. Il en a accepté les constats et un plan d’action est suivi à chaque réunion du Conseil depuis mai 2026.

1. La demande d’un audit.

À la suite du rapport Mensura faisant état d’une situation conflictuelle extrême au sein du Conseil flamand (Vlaamse Raad), le Conseil du Cfg-OA a décidé de faire le point sur son propre fonctionnement. Il a confié cette analyse à la société KPMG en juin 2025.

La mission portait sur quatre axes : l’organisation générale et financière, la gestion des ressources humaines, l’informatique et les processus. L’audit est donc une initiative du Cfg-OA lui-même.

2. Du rapport au plan d’action.

Le rapport final a été remis le 18 décembre 2025. Destiné à un usage interne, il contient notamment des informations relatives au personnel qui ne peuvent pas être rendues publiques. Il a été transmis aux membres du Conseil, puis à l’ensemble des mandataires et des membres du personnel du Cfg-OA.

Il a ensuite fait l’objet d’un travail suivi :

  • 13 février 2026 : examen du rapport par le Conseil et présentation des premières mesures ;
  • 17 avril 2026 : présentation du rapport par trois représentants de KPMG devant le Conseil, ouverte à tous les mandataires par visioconférence, avec une séance de questions-réponses ;
  • 27 mai 2026 : validation du plan d’action. Son état d’avancement est depuis inscrit à l’ordre du jour de chaque réunion du Conseil.

Ces étapes sont consignées dans les procès-verbaux du Conseil, publiés sur le site de l’Ordre.

Par ailleurs, dans un souci de transparence, l’Ordre a mis à disposition de ses membres les conclusions de KPMG, ses recommandations et le plan d’action préconisé.

3. Ce que constate l’audit.

Le rapport relève notamment :

  • des rôles et des responsabilités insuffisamment clairs, et un règlement d’ordre intérieur qui n’est pas toujours appliqué de manière systématique ;
  • des tensions entre certains acteurs de l’institution ;
  • un suivi budgétaire et un reporting financier insuffisamment formalisés, ainsi qu’un budget peu lisible ;
  • une gestion des ressources humaines à structurer (descriptions de fonction, formation, évaluation) ;
  • des outils informatiques à moderniser et des processus à cartographier.

Ces constats portent sur l’organisation et le fonctionnement de l’institution. Ils appellent des corrections, que le Cfg-OA a engagées. Le rapport ne signale aucune irrégularité financière, et le commissaire aux comptes confirme que les comptes donnent une image fidèle de la situation du Cfg-OA.


4. La situation financière.

L’audit souligne que la trésorerie du Cfg-OA est confortable et que ses ratios de liquidité sont globalement sains. Le Cfg-OA dispose des réserves nécessaires pour faire face à ses engagements.

Il relève en revanche qu’entre 2021 et 2024, les comptes ont été déficitaires, ce qui a conduit le Cfg-OA à puiser dans ses réserves.

Ce déséquilibre s’explique principalement par :

  • un effet de ciseaux entre charges et recettes : comme pour tout employeur en Belgique, les charges ont suivi l'indexation automatique, à effectif constant, alors que le montant de la cotisation, fixé au niveau fédéral, n'a pas été indexé ;
  • l'augmentation du volume des prestations des mandataires et des indemnités de déplacement ;
  • des événements ponctuels importants en 2023 ;
    des cotisations effectivement perçues restées inférieures aux prévisions.

Le Cfg-OA a pris des mesures dès 2025 pour corriger cette tendance :

  • forfaitisation des prestations des mandataires à partir du 1er janvier 2025 (contrôles de stage, commission de stage, réunions du Conseil) ;
  • suppression des jetons et des indemnités pour les activités de nature festive ;
  • réduction des frais de mandataires, des dépenses liées aux événements et des honoraires ;
  • reporting financier mensuel au Conseil et contrôles budgétaires plus fréquents.

Selon les projections de KPMG, la forfaitisation devait à elle seule réduire d’environ un tiers le coût des jetons de présence des conseils provinciaux dès 2025.

Ces mesures produisent leurs effets :

  • 2025 : budget voté à -132.013 €, comptes clôturés à +86.466 €
  • 2026 : budget voté à -147.558 €, situation intermédiaire au 31 août 2026 à +170.186 €

Ces résultats doivent maintenant être consolidés dans la durée. C’est l’objet du suivi budgétaire mensuel mis en place, et des nouvelles règles introduites par la réforme légale de l’été 2026, qui consacre les fonctions de trésorier et de trésorier adjoint et prévoit la désignation de commissaires chargés du contrôle des comptes.

5. Le plan d’action et son état d’avancement.

Le plan d’action validé en mai 2026 reprend les recommandations de KPMG.

Gouvernance et suivi des décisions

  • Mise en place d’un outil de suivi des décisions, visible sur notre site internet ;

Transparence financière

  • Reportings mensuels de l’état des comptes au Conseil (réalisé) ;
  • Nouveau système de validation et de paiement des jetons de présence (réalisé) ;
  • Planning précis d’élaboration du budget (réalisé) ;
  • Contrôles budgétaires plus fréquents (réalisé).

Communication interne

  • Lancement d’une newsletter interne mensuelle, « Entre Nous » (réalisé).

Dialogue avec le secteur

  • Institutionnalisation de rencontres avec le monde associatif, deux fois par an. La première aura lieu le 3 novembre 2026.

Ressources humaines

  • Évaluation du personnel (réalisée en 2026) ;
  • Organisation de deux journées de formation et de team building (réalisé) ;
  • Actualisation et définition précise des fonctions de tous les membres du personnel ;
  • Adaptation du règlement de travail (en cours).

Processus

  • Cartographie des procédures, répartie entre les membres du personnel (en cours).

Informatique

  • Évaluation des outils et poursuite du développement de modules ;
  • Remplacement progressif des outils informatiques obsolètes.

L’audit a été demandé par le Cfg-OA pour progresser. Ses constats sont exigeants et le Cfg-OA les prend au sérieux. Les premiers résultats sont là, notamment sur le plan financier, et le travail se poursuit.

Le Cfg-OA rendra compte régulièrement de l’avancement de ce plan d’action sur son site internet, dans l’onglet « budget ». Avec les mandataires issus des élections d’octobre 2026, il poursuivra la modernisation de l’institution au service des architectes.>>> Consulter les conclusions de l'audit KPMG